jeudi 18 septembre 2008

Addoha construira une cimenterie au Maroc pour 213 M€

Addoha construira une cimenterie à Beni Mellal, à 220 km au sud-est de Rabat, pour un investissement de 213 millions d’euros.
Les travaux démarreront avant la fin de l’année et devraient durer 30 mois. L’usine aura une capacité de production de 1.6 million de tonnes par an. A terme, le site devrait créer quelque 2.000 emplois pendant la phase de construction et de montage, puis 250 autres directs et indirects stables, après sa mise en service, a indiqué l’AFP.

En outre, Addoha a prévu l’installation d’une autre cimenterie dans la région de Settat (sur de Rabat), d’une capacité de production équivalente.

mercredi 17 septembre 2008

L’agence de développement social recrute un cadre auditeur interne (H/F), rattaché au chef du service audit et inspection

L’agence de développement social recrute un cadre auditeur interne (H/F), rattaché au chef du service audit et inspection
Valable jusqu'au 26 Septembre 2008
Royaume du Maroc
L’agence de développement social
Avis de recrutement

L’agence de développement social recrute un cadre auditeur interne (H/F), rattaché au chef du service audit et inspection.

Lieu:

Siège

Rattachement du poste:

Service Audit Interne

Localisation du poste:

Région : Siège
Province : PR RABAT
Précisions : L’agence de développement social recrute un cadre auditeur interne (H/F), rattaché au chef du service audit et inspection.
Mission du poste:

Planifier, conduire les audits et formaliser les rapports de mission;
Formuler et suivre les actions correctives et les recommandations pertinentes;
S’assurer de leur adéquation avec les besoins des activités;
Contrôler le respect des procédures;
Vérifier leur conformité avec la réglementation en vigueur.
Compétences requises:

..................


Conditions:

Agé(e) de 23/30 ans, vous êtes issu d’une formation bac +4 minimum spécialisée en audit ou comptable et financier, ou une formation école d’ingénieur d’Etat avec des connaissances et des expériences en gestion. Vous justifiez d’une expérience minimum d’une année au sein d’un cabinet d’audit ou du contrôle interne d’une entreprise, Nous recherchons des collaborateurs pouvant être une réelle force de proposition, ayant le sens de l’analyse, de l’organisation et jouissant de fortes capacités rédactionnelles.
Rigueur, organisation, esprit d’analyse et de synthèse, sens du travail en équipe et capacité d’écoute sont nécessaires.

Date limite de réponse : 26/09/2008

l'école supérieur en ingénierie de l'information, télécommunication et management recrute :

L'ESTEM recrute un directeur des études, Des enseignants vacataires et permanents, responsable de communication, Un responsable du département stage, Une secrétaire de direction, Une comptable, Un informaticiene
Valable jusqu'au attribution de poste
L'école supérieur en ingénierie de l'information, télécommunication et management (ESTEM)
Avis de recrutement

l'école supérieur en ingénierie de l'information, télécommunication et management recrute :

responsable de communication (référence : 001) Bac+2 min
Directeur des études (réf: 002) Bac+5, expérience souhaitée
Des enseignants vacataires et permanents(réf: 003): toutes disciplines
Un responsable du département stage -réf: 004) Bac+4 min
Une secrétaire de direction (réf:005) Bac+2 min
Une comptable (réf:006): Bac+2min, expérience souhaitée
Un informaticien (réf:007): Bac+2 min, pour le développement du site web
Déposer votre demande en y joignant un CV + Photo, et prétentions salariales au :
secrétariat de l'ESTEM au 4-6, rue Moussa Ibnou Nouceir Bd Moulay Youssef- casablance

vendredi 12 septembre 2008

Transport de marchandises :La moitié des véhicules a plus de 10 ans

· 20.008 entreprises, dont 92% ont au plus deux camions

· 17.536 firmes, soit 88%, sont organisées en personnes physiques


LE secteur du transport représente 6% du PIB et 9% du secteur tertiaire. Il emploie 10% de la main-d’œuvre en milieu urbain et rapporte aux caisses de l’Etat 15% des recettes fiscales. De plus, le secteur représente 34% de la consommation d’énergie nationale.
Le mode routier occupe le haut du pavé: il assure environ 95% du transport de marchandises en valeur, 95% en tonnage et 75% en tonne/kilomètre. De plus, 90% des voyageurs au Maroc empruntent le transport routier.
«Hégémonie du mode routier, secteur vital pour l’économie et sa compétitivité, mais c’est un colosse aux pieds d’argile», ironise Abdelilah Hifdi, président de la Fédération nationale du transport routier (FNTR).
Le parc de camions est évalué à 56.600 engins, dont 27.900 ont un âge égal ou supérieur à 10 ans, soit 49%. Et parmi ces véhicules, 17.300 ont 15 ans et plus, soit 31% de l’ensemble du parc. Les véhicules dont l’âge dépasse les 20 ans sont estimés à 10.664 unités, soit 19% du parc total. Toutefois, se console Hifdi, presque le tiers de celui-ci, soit 16.680 véhicules, ont moins de cinq ans. «Depuis la libéralisation et l’entrée en vigueur du transport routier de marchandises, en 2003, il y a un effort d’investissement et de renouvellement du parc assez substantiel», explique-t-il.
Pour ce qui est du parc de camions utilisés pour le transport pour le compte d’autrui, il est logé à la même enseigne. Il se caractérise par un degré de vétusté encore plus élevé que dans le transport considéré dans sa globalité. En effet, 53% du parc est âgé de plus de 10 ans, soit 16.800 unités, tandis que les véhicules mis en circulation depuis plus de 15 ans sont au nombre de 10.400, soit 34% du parc de transport pour compte d’autrui. Et c’est à cette composante que s’adresse le programme gouvernemental de renouvellement du parc. Là encore, depuis l’entrée en vigueur de la réforme du transport routier de marchandises en 2003, il y a eu acquisition de 6.964 véhicules dont l’âge est inférieur à cinq ans.
Outre la vétusté de ses camions, le secteur du transport se caractérise également par une forte atomicité de ses entreprises. Sur 20.008 entreprises, 18.324, soit 92%, ont tout au plus deux véhicules. Cette situation, qualifiée de «dramatique» par le président de la FNTR, est une expression fidèle du système des agréments accordés aux privilégiés. Ce nombre effarant d’entreprises constitue un réel casse-tête pour les professionnels. «Cette atomicité donne une idée des difficultés que rencontrent les associations pour encadrer la profession et l’inciter à plus de transparence», note Hifdi.
Celles qui disposent de 11 à 20 véhicules, au nombre de 104, constituent à peine 0,52% du secteur. Les entreprises dotées de plus de 20 véhicules ferment la marché et représentent seulement 0,28% des firmes opérant dans le transport. Par ailleurs, il convient de signaler que la quasi-totalité des entreprises de transport, 88%, soit 17.536, sont de forme individuelle, ce qui, rappelle Hifdi, constitue pour ces opérateurs un réel obstacle pour l’accès au crédit.
Seules 2.226 entreprises sont organisées en Sarl (soit 11%) et 59 en SA (0,3%).
Pour ce qui de la configuration des modèles de camions en circulation, les véhicules conventionnels, dits plateaux, sont prédominants avec 15.989 unités (52%), suivis des camions-bennes, avec 11.264 véhicules (37%). Les camions frigorifiques occupent la troisième position avec 1.446 unités (5%), alors que les camions-citernes représentent 1.184 véhicules (4%). Cette configuration du parc de camions est à l’image de l’organisation logistique des entreprises marocaines qui, dans l’attente du développement de la palettisation, recourent encore au vrac comme mode de manutention.
«Pas d’investissement, vétusté du parc, atomicité, comportements prédateurs, tous les ingrédients pour donner un fonctionnement opaque au niveau du marché de façon générale», regrette le patron de la profession. Ce dernier fait remarquer aussi que «ces entreprises, constituées en personnes physiques, accèdent à la profession moyennant leur inscription au registre spécial des transporteurs au sein des délégations du ministère de l’Equipement et du Transport, mais ils n’ont pas accès au marché, qui est le plus important, et ils sont obligés d’accepter des conditions de travail, parfois incompatibles avec les règles de sécurité».
Les professionnels du transport routier fondent beaucoup d’espoirs sur l’étude commanditée par la CGEM et le ministère de tutelle pour la mise en place d’un schéma directeur national avant la signature d’un contrat-programme.

H. E. A.
l'economiste

jeudi 11 septembre 2008

Au Maroc, on ne badine pas avec le roi

Un blogueur a été condamné à deux ans de prison pour « manquement au respect dû au roi »

Deux ans de prison et 5000 dirhams (430 euros), c’est le prix à payer pour avoir manqué de respect au roi Mohammed VI. C’est un blogueur de 32 ans, Mohamed Erraji, qui en a fait les frais. Il a été condamné lundi par le tribunal d’Agadir au Maroc pour avoir écrit un article intitulé « le roi encourage le peuple à la paresse » dans son blog. Dans ce texte, il critiquait la politique d’ « assistanat » pratiqué, selon lui, par le souverain marocain. Interrogée par Afrik, l’association marocaine des droits humains (AMDH) a dénoncé la condamnation de Mohamed Erraji. Elle y voit un nouveau coup porté à la liberté d’expression.

mardi 9 septembre 2008

Confusion sur le maintien du quota marocain pour l’immigration organisée en Espagne

L’Espagne a annoncé, mercredi dernier, son intention de supprimer en 2009 le recrutement des travailleurs étrangers dans leur pays d’origine. A l’ANAPEC, on affirme le contraire. Confusion.

L’Espagne prévoit de supprimer en 2009 l’embauche de travailleurs dans les pays d’origine. Une décision prise suite à la crise économique que traverse le pays avec un chômage qui ne cesse de grimper et une inflation qui reste élevée. Une décision qui va certainement toucher le contingent d’ouvriers marocains qui vont chaque année travailler en Espagne dans le cadre d’une convention entre le gouvernement espagnol et l’ANAPEC. Pourtant, dans cette agence publique, on affirme que la nouvelle mesure adoptée par le gouvernement espagnol ne concerne pas le Maroc. «En principe, l’ANAPEC n’est pas concernée par la décision du gouvernement espagnol dans la mesure où l’Espagne prévoit de continuer à recruter les travailleurs étrangers dont la venue est régie par des conventions internationales et les travailleurs ayant une certaine spécialisation», a déclaré à ALM Hafid Kamel, Directeur général de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi et des compétences avant d’ajouter que «cela dit, nous allons nous réunir pour clarifier les choses». «Nous examinons actuellement les dossiers de 2500 ouvrières répétitrices qui travailleront dans des plantations de fraises. Nous continuons à recevoir des offres de plusieurs entreprises espagnoles», affirme Abdelhalim Fatihi, responsable du placement international à l’ANAPEC. L’opération de recrutement de la main-d’œuvre pour les champs espagnols de fraises continue. Celle-ci débutera dès le mois de décembre. Les ouvrières joindront l’autre rive vers les mois de février et de mars. «Les Espagnols sont satisfaits. Depuis le lancement de ce programme, les engagements liés aux contrats de travail ont été respectés notamment en ce qui concerne l’obligation de retour au pays au terme du travail saisonnier. Seulement 5% des ouvrières n’ont pas honoré à cet engagement». Hormis le secteur agricole, l’ANAPEC est aussi présente dans d’autres secteurs. Celle-ci recrutera pour le groupe andalou des supermarchés MAS plus de 700 employés pour les cinq années à venir, objet d’une convention entre l’agence nationale et les dirigeants du groupe Hermanos Martin. Cette convention qui couvre la période allant de 2008 à 2012 prévoit le recrutement pour le groupe espagnol de 700 personnes aux qualifications et compétences avérées dans la grande distribution. Pour sa part, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Jamal Rhmani a précisé que «les emplois saisonniers ne seront pas affectés par cette décision. D’ailleurs, l’ANAPEC recrutera 20.000 ouvrières saisonnières pour l’année 2009. Les Espagnols ont besoin de la main-d’œuvre marocaine dans le secteur de l’agriculture». Et pour preuve, des ouvrières agricoles se rendront prochainement en Espagne. Cette affirmation contredit celle faite par son homologue espagnol qui a indiqué récemment qu’il n’y aura plus de recrutement dans les pays d’origine. Le ministre espagnol du Travail et de l’Immigration, Celestino Corbacho avait indiqué mercredi dernier que le recrutement des travailleurs étrangers dans leur pays «sera proche de zéro» en 2009. «Il ne semble pas raisonnable que sur un marché comme l’Espagne, où nous avons 2,5 millions de personnes au chômage, nous recrutions encore des gens dans leur pays d’origine», avait affirmé M. Corbacho. Et d’ajouter que «les 80.000 personnes qui devront être embauchée en Espagne» dans les prochains mois «figureront parmi ces 2,5 millions de chômeurs». Cette décision a suscité de vives réactions du côté des syndicats et de la société civile. L’Union syndicale ouvrière (USO) espagnole avait rejeté, jeudi dans un communiqué, l’initiative de Corbacho, estimant que cette mesure ne peut pas constituer une solution au problème du chômage. Selon l’USO, cette décision aura pour conséquence « de générer davantage d’immigration illégale, avec tous les drames qu’elle suppose, et de ruiner les espoirs de nombreux travailleurs voulant immigrer légalement en Espagne». Les associations de défense des droits des immigrés en Espagne ont également exprimé leur «crainte» que cette initiative ait des effets contraires à ceux escomptés.